Modèle Organisationnel, le guide pour PME et ETI

Réunion avec analyse de modèle organisationnel en comité de direction

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Comment utiliser le Star Model de Jay Galbraith pour concevoir un modèle d’organisation pérenne : guide pour PME et ETI

Une organisation ne tient pas sur un seul pilier, même si ce pilier a les deux pieds sur terre ! Une organisation se pérennise sur l’équilibre entre plusieurs leviers qui doivent tirer dans la même direction, et rester en équilibre dans la durée, pas seulement sur le papier. Vous pouvez repenser votre organigramme, créer de nouveaux postes ou de nouvelles lignes hiérarchiques et même changer les noms sur les portes des bureaux, trois mois plus tard, rien n’aura vraiment évolué. Les mêmes arbitrages remonteront au même endroit et les mêmes équipes continueront à se marcher sur les pieds. La raison est simple : on ne transforme pas une structure sans toucher au reste, c’est systémique.

C’est exactement ce que propose le Star Model de Jay Galbraith : une grille facile à utiliser pour cartographier les leviers d’une organisation. Mais, il ne suffit pas seul, d’où l’intérêt d’y ajouter la lecture de l’alignement systémique proposée par David Nadler, Marc Gerstein et Robert Shaw, qui pose une question différente et plus exigeante : cet équilibre va-t-il tenir quand les choses bougeront ? C’est de la résilience.


Qu’est-ce que Le Star Model au juste ?

Jay Galbraith, professeur et consultant en organisation, a popularisé dans les années 1970-2000 une image simple : une étoile à cinq branches, dont chaque branche est un levier de conception organisationnelle. Son idée de fond est que ces cinq leviers doivent être pensés ensemble, sinon l’organisation se contredit elle-même, un peu comme un cap qu’on tiendrait sans régler les voiles au vent, sans tenir compte du courant ni de l’arrimage de la cargaison : chaque réglage pris isolément semble juste mais c’est l’ensemble qui fait que le bateau arrivera à bon port.

Le Star Model propose cinq leviers

  • La Stratégie, le cap et les priorités : ce que l’entreprise a décidé de privilégier, et donc ce qu’elle accepte de ne pas faire.
  • La Structure, qui décide de quoi : le découpage en fonctions, lignes de produits, zones, types de clients, et la répartition du pouvoir de décision entre ces mailles.
  • Les Processus, comment le travail circule réellement : les circuits verticaux (planification, budget, reporting) et les circuits horizontaux entre services qui doivent coopérer.
  • Les Récompenses, ce que l’on valorise vraiment : objectifs, primes, critères d’évaluation, reconnaissance informelle, c’est-à-dire ce que les personnes comprennent comme étant « ce qui compte » au-delà des discours.
  • Les Personnes, les compétences et la posture : profils recrutés, formation, mobilité interne, style de management, la capacité réelle des équipes à tenir les rôles qu’on leur demande.

Le principe est limpide comme l’eau sous la carène : si la stratégie change de cap mais que la structure, les processus, les récompenses et les compétences restent identiques, la stratégie ne s’exécute plus.

📄 À quoi ressemble un Star Model rempli, en une page

Cas illustratif d’un atelier de 45 personnes qui fabrique du mobilier professionnel sur mesure en Ardèche

Levier Contenu
Stratégie Passer d’une activité “sur devis, au coup par coup” à une offre de contrats-cadres avec des chaînes d’hôtellerie régionales, pour lisser la charge et sortir de la dépendance aux gros clients ponctuels.
Structure Création d’un pôle “Grands Comptes” distinct de l’atelier de production, avec un responsable dédié qui négocie les cadences et les volumes plutôt que de laisser chaque commercial négocier au cas par cas.
Processus Nouveau circuit de prise de commande : cadrage technique avec le bureau d’études avant tout engagement commercial, pour éviter les promesses de délai que l’atelier ne peut pas tenir.
Récompenses Les commerciaux ne sont plus rémunérés sur le seul volume de devis signés, mais également sur le taux de commandes livrées dans les délais annoncés.
Personnes Recrutement d’un chargé de planification capable de dialoguer à la fois avec le commercial et avec l’atelier, un profil qui n’existait pas dans l’organisation jusque-là.

La vraie question du Star Model : est-ce que ça va tenir ?

Le Star Model est un excellent outil de cartographie. Il vous force à passer en revue cinq leviers au lieu d’un seul, et c’est déjà énorme, la plupart des réorganisations de PME ne touchent que la structure, en espérant que le reste suivra tout seul.

Le Star Model, seul, répond déjà à une question à un instant T : “Aujourd’hui, ces cinq leviers sont-ils cohérents entre eux ?” Il ne dit rien sur ce qui se passe six mois plus tard, quand un client important change ses exigences, quand deux collaborateurs clés décident de partir, ou lorsque la croissance ou la décroissance obligent à des ajustements rapides. Le Star Model peut parfaitement être aligné le jour de sa présentation en CODIR et se déliter trois mois après parce que personne n’a vérifié si l’organisation était capable d’absorber le changement sans crise ni effondrement.
C’est là qu’intervient l’alignement systémique proposé par Nadler, Gerstein et Shaw dans Organizational Architecture (1992). Leur modèle part d’une image différente de celle de l’étoile : l’organisation comme un système ouvert, qui transforme des entrées (marché, ressources, histoire, choix stratégiques) en sorties (résultats, performance, expérience vécue par les équipes), au travers de quatre composantes qui doivent rester en congruence les unes avec les autres :

  • le travail réellement à faire, au quotidien ;
  • les personnes qui l’exécutent, avec leurs compétences et leurs attentes ;
  • l’organisation formelle, structures, systèmes, règles écrites ;
  • l’organisation informelle, les habitudes, les réseaux d’influence, ce qui se dit vraiment autour de la machine à café.

L’idée centrale : la performance ne vient pas de l’optimisation isolée de chaque brique, mais du degré de congruence entre elles. Plus ces quatre éléments tirent dans le même sens, plus l’organisation absorbe les chocs sans se déformer.

Une précision importante. Ni Galbraith, ni Nadler, Gerstein et Shaw n’ont eux-mêmes fusionné leurs deux cadres. Ce sont deux grilles publiées séparément, à des dates différentes, pour des usages voisins mais distincts : le Star Model conçoit, la congruence teste. Dans le Cadre de l’ÉMERGENCE, je les combine et j’en tire une lecture de résilience organisationnelle, une sixième dimension qui m’appartient, construite sur ce que la congruence entre le formel et l’informel révèle dans la durée. C’est ma synthèse, pas une affirmation que l’un ou l’autre de ces auteurs aurait faite.


Pourquoi l’informel résiste toujours au formel

Les exemples plus loin racontent tous la même histoire sous des formes différentes : une structure change sur le papier, et les comportements réels ne suivent pas, ou suivent partiellement, ou reviennent progressivement à l’ancien schéma une fois l’attention retombée. Ce n’est pas de la résistance au changement au sens où on l’entend d’habitude. C’est ce que fait n’importe quel système vivant : il cherche à maintenir son équilibre, même quand cet équilibre coûte cher.

Kurt Lewin, puis l’école de Palo Alto (Bateson, Watzlawick), ont montré qu’un système, y compris une organisation, résiste au changement parce que sa stabilité actuelle, aussi imparfaite soit-elle, a été patiemment construite pour absorber les tensions du quotidien. Une organisation qui a développé, sur quinze ans, des habitudes informelles pour compenser une structure mal ajustée ne les abandonne pas parce qu’un nouvel organigramme est publié. Ces habitudes ont une fonction, et chercher à les remplacer sans comprendre à quoi elles servent, c’est retirer une pièce d’un système sans savoir à quoi elle sert.

Deux autres angles éclairent pourquoi certains écarts de congruence pèsent plus que d’autres.

Le premier est la justice organisationnelle (Greenberg, Adams). L’adhésion à une nouvelle structure, à de nouvelles règles de récompense ou à de nouvelles délégations ne dépend pas uniquement de la seule logique. Elle dépend de la façon dont les personnes concernées perçoivent le processus : a-t-on été consulté, a-t-on compris la règle, et le résultat, la nouvelle répartition est-elle vécue comme équitable ? Un levier “Récompenses” parfaitement cohérent avec la stratégie sur le papier peut entièrement échouer s’il est perçu comme injuste par ceux qui vont le vivre, indépendamment de sa pertinence logique et économique.

Le second est la notion de bifurcation, empruntée aux travaux sur les trajectoires biographiques (Grossetti) et transposée à l’organisation. Une croissance rapide, une fusion, un changement de dirigeant : ce sont des moments de bifurcation, où l’équilibre existant et ancien ne tient de toute manière plus, changement ou pas. C’est précisément à ces moments que le travail de congruence est le plus utile, et le plus souvent négligé, parce que l’urgence du moment conduit à redessiner la structure sans revisiter ce qui, dans l’informel, devra nécessairement se réinventer aussi.

Cette lecture ne change rien à la méthode. Elle change la posture : on ne corrige pas une résistance, on accompagne un système vivant qui cherche un nouvel équilibre et de nouveaux piliers.


Une méthode en cinq étapes pour passer du diagnostic au design

  1. Cartographier les cinq leviers tels qu’ils sont réellement réglés aujourd’hui, pas tels qu’ils devraient l’être sur l’organigramme officiel, mais tels que les équipes les vivent. Interroger 3 à 10 personnes à différents niveaux donne une lecture plus honnête qu’un seul point de vue en CODIR.
  2. Identifier les incohérences entre leviers, la stratégie pousse vers plus de transversalité, mais les récompenses restent 100 % individuelles ; la structure crée un nouveau rôle de coordination, mais personne n’a la compétence ou le temps pour l’occuper.
  3. Tester la congruence formel/informel, pour chaque décision structurelle envisagée, se demander : est-ce que le travail réel permet de la soutenir ? Ou est-ce que les habitudes en place vont silencieusement la saboter ?
  4. Prioriser un nombre restreint de changements exécutables, plutôt qu’un empilement de projets déconnectés, choisir les deux ou trois ajustements qui rétablissent le plus de congruence, avec des porteurs identifiés, du temps libéré pour ces projets et un point de contrôle à 90 jours.
  5. Séquencer, puis revisiter. Écrire les chantiers en décisions à prendre, avec un horizon de 90 jours pour les arbitrages urgents. Prévoir une reprise du diagnostic à 12-18 mois : le design organisationnel n’est pas un point mais un cycle, les comportements informels bougent lentement, et un écart corrigé peut en révéler un autre.

Zoom sur l’étape 3, en action, cas de notre atelier de 45 personne.

Avant de valider la création du pôle “Grands Comptes”, l’équipe dirigeante passe chaque levier au filtre de la congruence :

Levier Star Model Question de congruence posée Ce que révèle la réponse
Structure (nouveau pôle Grands Comptes) Le responsable du pôle a-t-il une autorité réelle sur les priorités de l’atelier, ou seulement un titre ? Sans autorité réelle sur le planning atelier, le pôle devient un simple étage administratif supplémentaire.
Processus (cadrage technique avant engagement) Les commerciaux respectent-ils ce circuit dans la pratique, ou continuent-ils à négocier directement avec le chef d’atelier par habitude ? Si l’ancien réflexe informel persiste, le nouveau processus formel reste théorique.
Récompenses (délais tenus) Les ouvriers qualifiés de l’atelier ont-ils, eux, un intérêt quelconque à respecter les nouveaux délais commerciaux ? Si seuls les commerciaux sont incités et pas l’atelier, la congruence casse à l’endroit précis où l’exécution se joue.
Personnes (nouveau chargé de planification) Ce poste a-t-il la légitimité, en interne, pour arbitrer entre deux chefs d’équipe qui se disputent une priorité d’accès à une machine de production ? Un poste sans légitimité informelle reconnue ne pèsera jamais bien lourd pour trancher un vrai conflit de charge.

Ce test ne remplace pas le Star Model mais il l’oblige à passer un contrôle technique avant la mise en circulation. C’est la différence entre une secrétaire de direction qui annonce que l’organigramme a été mis à jour sur le serveur et une organisation qui va réellement tenir la route au prochain pic d’activité. .


Ce que ça donne dans une PME ou une ETI

ETI industrielle multi-sites (180 personnes, 3 unités de production). La direction générale décide de centraliser les achats de matières premières pour gagner sur les prix. Le Star Model montre vite le problème : la structure change (un acheteur groupe unique), mais les récompenses des directeurs de site restent établies sur leur marge locale, qui dépendait justement de leur liberté de négocier eux-mêmes avec leurs fournisseurs historiques. L’alignement systémique révèle en plus une dimension informelle : chaque site avait construit, sur quinze ans, des relations de confiance avec des fournisseurs locaux qui dépannaient en urgence, une ressource invisible que la centralisation risque de détruire sans que personne ne l’ait mesurée.

Société de services B2B (70 consultants). La stratégie affiche une ambition de montée en gamme vers des missions de conseil à plus forte valeur ajoutée. Le Star Model montre que la structure (organisée par expertise technique) et les processus (facturation au temps passé) n’ont pas changé, ce qui incite mécaniquement les équipes à continuer de vendre des jours plutôt que des résultats. L’alignement systémique ajoute un constat informel plus dérangeant : les consultants les plus respectés en interne sont ceux qui sauvent des missions en urgence à la dernière minute, pas ceux qui anticipent, un statut social qui récompense précisément le comportement inverse de celui que la nouvelle stratégie voudrait encourager.

Commerce spécialisé multi-magasins (25 points de vente). Après une phase de croissance rapide, la direction crée un siège avec des fonctions support de centrale d’achats (marketing, achats, promotions, formation) qui n’existaient pas jusque-là. Le Star Model documente bien le nouveau découpage structurel. L’alignement systémique révèle rapidement que les directions de magasin, habituées depuis des années à décider seules de leurs implantations produits, continuent simplement à ignorer les consignes des category managers du siège, parce que rien dans les processus ni dans les récompenses ne les incite à changer une habitude qui a fait leur réussite personnelle. Sans traiter cette congruence informelle, le siège restera une coquille vide. J’en ai rencontré beaucoup et même abusé largement de cette incongrience en développement commercial.


La place du Star Model dans la séquence stratégique

Ce cadre n’intervient pas seul. Il vient après avoir nommé le vrai problème stratégique avec le kernel de Rumelt, et après avoir traduit ce problème en modèle opérationnel cible avec l’Operating Model Canvas d’Andrew Campbell. Le Star Model et l’alignement systémique disent, en dernier lieu, comment la structure, les processus, les récompenses, les personnes et les règles du jeu rendent ce modèle réellement opérationnel, ou le rendent impossible. L’ordre n’est pas anodin : redessiner l’organisation avant d’avoir nommé le problème stratégique, c’est aligner une structure sur des hypothèses jamais formulées.

Ce qu’il faut préserver, ce qu’il faut corriger et ce qu’il faut laisser vivre

À préserver absolument. Ce qui produit déjà de la valeur, ce qui fait la singularité de l’entreprise, ce qui repose sur des routines solides, même informelles. En PME, ce sont souvent des mécanismes que l’on ne voit pas depuis l’organigramme : la capacité d’un manager de proximité à prendre une décision rapide, la circulation informelle d’information entre deux services qui se font confiance.

À corriger avec discernement. Ce qui bloque la stratégie sans créer de valeur propre : des délégations jamais formalisées dont tout le monde dépend, des grilles de rémunération qui récompensent des comportements dépassés. Ce sont les cibles du design, mais uniquement celles qui sont simultanément coûteuses et qu’on peut corriger.

À laisser vivre sans chercher à tout formaliser. Ce qui fonctionne sans que personne ne sache vraiment pourquoi : l’intuition d’un vendeur, d’un manager, d’un comptable sur un client, la mémoire collective d’un atelier. Le design organisationnel rigoureux ne consiste pas à mettre de la gouvernance partout. Il consiste à savoir où elle sert et où la confiance suffit.

Erreurs fréquentes à éviter

Confondre l’organigramme et l’organisation. Refaire un organigramme sans toucher aux processus, aux récompenses ou aux règles informelles produit un changement d’affichage sans changement de comportement. La carte n’est pas le territoire.

Changer la structure sans changer les récompenses. Une structure qui valorise l’orientation client, mais une grille de bonus qui paie le volume, signe une contradiction que personne ne peut comprendre. La branche Récompenses est, avec la branche Personnes, le levier le plus souvent négligé en PME, par crainte de se confronter au symbolique.

Sous-estimer le poids des règles informelles. Une équipe qui s’est organisée autour de l’entraide ne se laisse pas dissoudre par un redécoupage d’organigramme. Elle renforce son alliance pour le combattre et le saboter en silence dans le meilleur des cas.

Mener trop de chantiers en parallèle. Une PME ne peut pas absorber simultanément un changement d’ERP, une réorganisation et une refonte culturelle. La discipline du séquencement prime sur l’exhaustivité. C’est dans ces cas-là que les formations de gestion de projets Prince2 ou Agile seraient bien utiles aussi aux dirigeants et à leur comité de direction.

Une limite à garder en tête

Le Star Model et l’alignement systémique donnent un langage commun et une grille de lecture solide, mais ils ne décident pas à votre place ce qu’il faut faire en premier, ni combien de changements votre organisation peut réellement absorber en même temps. Une PME qui identifie dix incohérences de congruence et tente de les corriger toutes en trois mois s’épuise plus souvent qu’elle ne se transforme.

C’est précisément l’objet du diagnostic Organisation Design proposé sur ce site, qui combine les cinq leviers du Star Model, la lecture de congruence de Nadler, Gerstein et Shaw, et la sixième dimension de résilience qui en découle, pour transformer ce constat en feuille de route ciblée plutôt qu’en nouvel organigramme qui restera, lui aussi, sur le papier. Pour une première approche plus courte et plus visuelle du sujet, l’article Un outil pratique pour réaligner son organisation : le Star Model de Galbraith reste une bonne porte d’entrée généraliste.


Conclusion

Une organisation ne change pas durablement parce qu’on redessine un organigramme. Elle change quand la structure, les processus, les récompenses, les personnes et les règles du jeu se mettent à tirer dans la même direction, et quand ce mouvement respecte ce que l’organisation est déjà, un système vivant qui a ses raisons de résister. Pour une PME ou une ETI, l’enjeu n’est pas de tout réorganiser, c’est de corriger les deux ou trois incohérences les plus coûteuses, sans détruire les mécanismes qui, déjà, créent de la valeur.

À retenir

  • Le Star Model de Jay Galbraith identifie cinq leviers de design : stratégie, structure, processus, récompenses, personnes. La performance tient à la cohérence entre les cinq, pas à l’optimisation d’un seul.
  • L’alignement systémique de Nadler, Gerstein et Shaw teste si l’organisation réelle fonctionne comme la stratégie le suppose. C’est l’écart entre les deux qui épuise les organisations.
  • La résilience comme sixième dimension est une synthèse propre au Cadre de l’ÉMERGENCE, pas une affirmation des auteurs sources.
  • L’informel résiste au formel parce qu’une organisation est un système vivant qui cherche son équilibre, pas par mauvaise volonté. Justice organisationnelle et bifurcations (croissance, fusion, changement de dirigeant) expliquent pourquoi certains écarts pèsent plus que d’autres.
  • Ce cadre vient après le kernel de Rumelt et l’Operating Model Canvas, jamais avant.
  • La discipline utile n’est pas de tout transformer, mais de distinguer ce qu’il faut préserver, corriger, et laisser vivre sans le formaliser.

Sources


Cet article a été rédigé dans le cadre de la démarche personnelle de Jacky MALGRAS (Coesor), dédiée à l’alignement stratégique et organisationnel des PME et ETI françaises, sans s’y limiter.


Cadre de l’ÉMERGENCE – Boussole de Management | coesor.fr | Jacky MALGRAS, Senior Consultant et Concepteur – 2026 © tous droits réservés

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À propos de l'auteur : Jacky Malgras-COESOR

L'agitation ou l'immobilisme sont un signal qui protège une façon de faire qui a fonctionné, et qui coûte de plus en plus cher à maintenir dans un monde en mouvement. L'histoire nous enseigne les leçons apprises du passé mais ne montre pas la route à prendre. J'ai créé le Cadre de l'ÉMERGENCE : un cadre structurant, une démarche structurée, une méthode adaptative et réflexive et un accompagnement en 7 étapes pour que les PME et ETI puissent conduire leur changement. Je travaille en solo, avec l'exigence que le dirigeant et ses équipes repartent avec leur propre boussole de management et un cap. Ce qu'ils en feront leur appartient. 

Activités : Coaching organisationnel, conseil en stratégie PME, conseil en organisation PME, diagnostic stratégique PME-ETI, diagnostic opérationnel TOM Run / Build, diagnostic organisationnel, design d'organisation, archétypes décisionnels, diagnostic systémique 360°, outil de veille pressions externes, Conseil PME ETI, conseil PME France, conseil stratégie PME, consultant ETI, consultant organisation PME, consultant stratégie PME, consultant stratégie PME & ETI, consultant stratégie PME ETI, consulting ETI Contactez-moi via mon site web ou linkedin | 🌐 coesor.fr