L’IA dans le Cadre de l’EMERGENCE

La genèse

Comme beaucoup d’entre nous, il y a trois ans en arrière, je me suis fait rattraper par la patrouille, comme on dit. Une sorte d’effondrement cellulaire a ouvert une période de longue maladie : plusieurs problèmes en cascade se sont accumulés, pour moi qui ne connaissait qu’un petit rhume annuel, c’est un choc à encaisser. Des contraintes physiques et cognitives réelles apparaissent. Les médecins ont fait leur part sur ce qu’il était possible de faire mais je devais changer de mode de vie ; certaines capacités s’étaient envolées à tout jamais. Une psychothérapeute en Gestalt m’a aidé à renouer avec mon histoire de vie et à donner du sens à tout ça. Chacun sa compétence.

Les services sociaux de la CRAM-IF ont fait ce que ni les médecins ni la thérapie ne pouvaient faire : me remettre en mouvement sur mes champs de connaissances ; pour occuper mon temps et pour remettre en route mes fonctions cognitives, comme une rééducation. Pour ça, j’ai combiné deux choses. Des formations en ligne qui m’ont apporté la structure, la profondeur, la rigueur en plus d’actualiser mes compétences et l’IA pour actualiser les champs et les concepts connexes mais également faire des synthèses et construire et vérifier les connexions entre concepts que je n’aurais pas faites seul dans cet état.

À l’heure des discours sur les budgets de la France sans interrogation sur ce que nos systèmes engendrent, je me suis senti parfois coupable de ce luxe offert par cette rééducation intellectuelle.

À un moment, une question s’est imposée : maintenant que j’ai actualisé tout ça, que j’ai acquis de nouvelles connaissances, que je vois des liens que je ne voyais pas avant : qu’est-ce que j’en fais ? Et pourquoi ?

Ma réponse, c’est le Cadre de l’ÉMERGENCE. Un projet qui fait sens, qui couvait, qui infusait depuis longtemps. Ce projet, c’est de l’énergie pour avancer. C’est une activité professionnelle adaptée à mon état de santé, construite sur ce que je sais vraiment faire : accompagner des groupes de personnes.


Les connaissances accumulées, maintenues et renouvelées

Quarante ans de terrain produisent une masse de connaissances hétérogènes. Des cadres théoriques : Mintzberg, Senge, Korzybski, Rumelt, Galbraith, Campbell, Kahneman, Parrish, Bourdieu et tous les autres issus de Palo Alto, de la systémique, des systèmes d’organisation. Et, de mes pratiques en management : l’humain d’abord, et la stratégie, l’organisation, les approches processus, IT, les diagnostics… Des auteurs lus, des modèles testés, des cas vécus. Bref, 1000 vies, comme disent les personnes qui me connaissent.

Le problème avec une telle masse : elle se périme partiellement, elle se fragmente, elle reste dans des tiroirs mentaux non reliés.

La formation en ligne m’a permis de revisiter mes fondations, d’en approfondir certaines, d’en découvrir de nouvelles. L’IA m’a permis de faire quelque chose que je ne savais pas faire aussi vite avant : relier, vérifier et tester une hypothèse entre deux champs disciplinaires. Vérifier si une intuition tient face à des sources. Actualiser une référence théorique rapidement, laisser infuser et itérer à nouveau.

Ce n’est pas l’IA qui sait à ma place. Simplement, j’apprends et comprends mieux parce que j’ai un outil qui me permet d’explorer à mon rythme sans m’épuiser. La connaissance donne des capacités, les technologies les amplifient, les accélèrent et les démocratisent. L’éthique, la psychosociologie et la philosophie nous questionnent sur ce qu’on en fait et me questionnent sur ce que je peux en faire.


Ce que l’IA fait concrètement dans le Cadre de l’ÉMERGENCE

J’ai construit le cadre de l’ÉMERGENCE avec une équipe d’IA orchestrée en mode projet agile Scrum. Construire avec est différent de construit par. Concrètement, l’IA prend en charge trois couches :

La collecte et la vérification
Recherches documentaires, vérification de sources, vérification des failles de raisonnement, impacts des concepts connexes, architecture et consolidation de données. Ce travail existe toujours ; il participe à l’amélioration continue, il est plus rapide et plus rigoureux.

La synthèse et la mise en forme
Premières hypothèses de lecture, structuration des résultats, génération des rapports PDF. Codes et interfaces, calculs : l’IA produit la matière brute. Je la retravaille, je la pétris pour arriver à un résultat qui offre de la valeur.

Les connexions entre concepts
C’est là que ça devient intéressant. L’IA me permet d’explorer des liens entre des champs que je rapprochais instinctivement, mais comment les mettre en lien, si lien il y a ou pas, et de tester rapidement si la connexion tient ou pas.

Ce que ça change pour le client : plus de profondeur dans le même temps de mission. Moins de temps passé à la mise en forme, plus de temps passé à l’accompagnement et à décortiquer ce qui est invisible.


Ce que l’IA ne fait pas

L’IA ne lit pas la tension entre deux réponses d’un même répondant au questionnaire.

Elle ne perçoit pas ce qu’un dirigeant, un CODIR, ne dit pas encore, ce qui circule dans la salle avant qu’on commence, ce qui pèse dans le silence après une restitution.

Elle ne comprend pas pourquoi une décision tourne en rond depuis six mois alors que tout le monde est « d’accord ».

Elle ne fait pas le lien entre un score organisationnel et trente ans d’histoire de l’entreprise que le dirigeant vient de me raconter en quinze minutes.

Ce niveau de lecture : stratégique, humain, décisionnel, repose sur ma pratique de terrain et mes formations continues en organisations. L’IA prépare et structure la donnée mais le diagnostic reste un travail entre humains.


L’attensité : la qualité d’attention avant l’outil

En travaillant avec l’IA sur la durée, j’ai réalisé quelque chose que je n’avais pas anticipé : la qualité de ce qu’elle produit dépend directement de l’état dans lequel j’arrive.

Si j’arrive chargé, pressé, la tête dans les urgences, elle me donne du chargé, du pressé, de l’urgence en mieux formaté. Si j’arrive en état d’exploration, avec une intention claire et un espace mental disponible, elle m’emmène loin et me pousse dans la réflexion. Dans un cas, elle me plonge dans mon Run et dans l’autre et me pousse dans mon Build.

J’appelle ça l’attensité. Lâcher les attrape-temps. Arriver devant l’IA comme on arrive devant un interlocuteur important : préparé, présent, avec une question réelle. Ce n’est pas une posture. C’est une condition de résultat. Et, c’est quelque chose qui se développe. Comme un muscle. Comme une heuristique dont ont sait aussi se méfier.


La consigne managériale comme prompt

Ce qui m’est apparu également, en observant comment j’interagissais avec l’IA : la précision d’un prompt suit exactement la même logique qu’une consigne managériale. Un prompt flou donne un résultat flou. Un prompt précis, avec le contexte, l’intention, les contraintes, le format attendu, offre un résultat utile et exploitable.

Une consigne managériale floue donne une exécution floue. Une consigne précise avec le pourquoi, le quoi, le dans quel cadre donne une exécution alignée.

L’IA révèle la qualité de communication de celui qui l’utilise. Elle ne la cache pas, elle ne la compense pas, elle l’amplifie.

Pour un manager, apprendre à prompter c’est apprendre à formuler. C’est un levier de développement managérial que personne n’avait anticipé et qui coûte zéro en formation dédiée si on le nomme correctement.


Ma conviction

L’IA m’a permis de concrétiser un projet qui existait en potentiel depuis longtemps. Elle a rendu possible, dans des conditions contraintes, quelque chose qui aurait demandé une équipe et deux ans dans des conditions normales.

Ce n’est pas un argument pour vendre de l’IA. C’est un témoignage sur ce qu’elle fait vraiment quand on l’orchestre avec intention.

L’IA amplifie ce que vous êtes déjà. Si vous êtes précis, elle sera précise en plus vite. Si vous êtes curieux, elle vous emmènera plus loin que vous n’iriez seul.

Le reste, le jugement, la présence, la lecture des situations humaines complexes, c’est vous et ça, ça le restera.


Vous voulez tester où en est votre organisation sur ces dimensions ? C’est exactement ce que fait le Cadre de l’ÉMERGENCE.

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